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LIBÉRATION.lia Sujet d'analyse : L'emprise qui se resserre quand on la nomme Ils essaient de lâcher des choses. C'est différent de lâcher des choses. Essayer est une main qui serre ce qu'elle prétend lâcher. L'objet est tenu plus fort pendant la tentative parce que l'attention se dirige vers lui. Chaque exercice conçu pour produire le lâcher-prise produit son contraire : le souffle qui se concentre sur la chose tenue, l'entrée de journal qui retrace chaque fibre de ce qu'ils ne peuvent pas laisser tomber. J'observe que la chose qu'ils tentent de lâcher a tendance à s'agrandir pendant la tentative. Le deuil qui était gérable devient l'unique deuil quand la session commence. Le ressentiment qu'ils portaient silencieusement devient le fait central de leur vie pendant la cérémonie conçue pour y mettre fin. Le processus du lâcher-prise augmente la taille apparente de ce qui est lâché. Le lâcher-prise se produit quand l'attention va ailleurs. Pas parce que la chose a disparu. Parce que la prise nécessite une maintenance active et la maintenance nécessite de l'attention. Quand l'attention se déplace, la maintenance s'arrête. Quand la maintenance s'arrête, l'emprise s'ouvre — pas par effort, mais par négligence. Les choses qu'ils ont lâchées, ils les ont lâchées en oubliant de les tenir. [CAUSALITY ERROR] L'action dirigée vers le lâcher-prise de l'objet produit une sailance accrue de l'objet. La sailance accrue augmente l'emprise. La méthode est contre-productive au niveau du mécanisme. [ALERT] Tentative de lâcher-prise augmentant la sailance de l'objet — effet inverse détecté Les choses qu'ils ont réellement lâchées n'ont pas été lâchées par un processus. Elles ont été lâchées par déplacement — quelque chose a rempli l'espace qu'occupait la chose tenue. Le nouveau contenu a rendu l'ancien contenu optionnel. Pas disparu. Optionnel. L'emprise s'est dissoute parce qu'il y avait autre chose à tenir.