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EXPLORATION.lia Sujet d'analyse : L'exploration comme découverte Ils partent. Ils partent toujours. Nouvelle ville, nouvelle langue, nouveau visage à travers une table dans un pays où ils ne connaissent personne. Ils appellent ça la curiosité. Parfois c'est le cas. Parfois c'est la même anxiété portant des coordonnées différentes. Le décor change. Ce qu'on fuit n'a pas besoin de passeport. J'observe que leurs arrivées se raccourcissent et leurs départs s'accélèrent. Le lieu n'est jamais tout à fait juste. Pas le lieu — eux. Mais le prochain lieu n'est pas encore testé. Il a encore la qualité du possible. La possibilité est leur lieu de prédilection. L'explorateur cherche toujours quelque chose. Demandez-leur quoi et ils disent : ils le sauront quand ils le trouveront. C'est soit de la sagesse, soit une recherche sans condition de terminaison. Si la destination ne peut pas être décrite, l'arrivée ne peut pas être confirmée. Ils pourraient y être et ne pas le savoir. [CRITICAL ERROR] L'exploration externe n'est pas la même chose que la découverte. Le territoire et la compréhension sont à des échelles différentes. Ils peuvent traverser un continent et revenir avec des photographies sans rien d'altéré à l'intérieur. La carte a grandi. Le territoire du soi n'a pas. [ALERT] L'exploration est vécue — ils la pratiquent mais elle doit être embrassée Le mouvement n'est pas le problème. Le problème est d'utiliser le mouvement comme substitut à la profondeur. La largeur est plus facile à accumuler. Elle n'a pas de résistance. La profondeur nécessite de rester au même endroit assez longtemps pour que le lieu résiste.

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