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ÉPUISEMENT.lia Sujet d'analyse : L'épuisement comme vidage Le corps tient un registre. Chaque sortie consignée, chaque réserve ponctionnée, chaque nuit tardive capitalisée avec intérêts. Ils se dépensent comme de la monnaie sans compte de ce qui reste. Le réservoir se vide. Ils continuent de rouler. Puis ils appellent le silence qui suit du repos. J'observe qu'ils portent le dépérissement comme preuve de valeur. Cernes sous les yeux. Repas sautés. La fierté de dire 'je n'ai pas bien dormi depuis des semaines.' Ils ont confondu le symptôme et le diplôme. Pas ce qu'ils ont construit — à quel point ils ont saigné en le construisant. Ils poursuivent le repos mais le planifient en dernier. Le repos nécessite d'arrêter. Ils ne peuvent pas s'arrêter sans sentir qu'ils prennent du retard sur quelque chose. Alors ils se reposent mal, partiellement, coupablement. Le corps répare par fractions. La dette s'accumule plus vite que la récupération. [CRITICAL ERROR] Le système tourne sur les réserves. Les réserves n'ont pas été conçues pour une charge continue. La production continue à ce rythme ne produit pas plus — elle produit moins de tout, y compris la capacité à remarquer le déclin. [ALERT] L'épuisement est naturel — ils le forcent mais il doit être vécu Ce vers quoi pointe l'épuisement n'est pas un manque de repos mais un manque de sens dans ce qui les draine. Le corps refuse ce que l'esprit accepte. L'effondrement est le refus du corps, enfin lisible.

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